jueves, 17 de enero de 2013

Salut mon chéri

Salut mon chéri,

 Las navidades son la típica fiesta de reunión familiar. Aunque yo soy tu familia y tu seas la mía, lo más preciado que tengo, y a pesar de que sean las cuartas navidades que estamos separados espero que las tuyas hayan sido agradables y felices. También espero que sean las últimas en las que no estamos juntos. Eres ya mayor y debes de saber que no tienes ninguna culpa de ello, son historias de adultos. Igualmente tienes que saber que lucho como un león para que nos veamos de nuevo y nos podamos volver a abrazar. 

 Un niño debe de ver y conocer a su papá. Un padre debe de poder ver y conocer a su hijo. Es indispensable en la vida. Has crecido y habrás ententido que hay desacuerdos entre tus padres. 
 Espero que no te digan lo contrario pero es importante para cualquiera conocer y ver a su papá y a su mamá.

 Te mando juegos o juguetes para Navidad y Reyes. Hubiera querido podértelos entregar en mano, porqué es el derecho de todos los papás y de todos los niños. Hubiera querido ver la cara que ponías al abrirlos y hubiera querido jugar contigo. 
A ver si las navidades que vienen podemos cantar de nuevos juntos "Ce soir c'est Noël" de "los Wampas", como aquél día en el teatro en París con Elliott y Fred, su mamá, en la sala y Michaël sobre el escenario. Elliott le suele preguntar por tí.
Maëlle, Claire y Camille te mandan besos, abrazos, recuerdos. Te echan de menos y a ellas tambien les habria gustado abrir sus regalos junto a tí. Grand-père y la iaia Elisa seguro te han mandado regalos también.
Tus primos Sara, Chente y Jesús en Alzira, Dani, Mimi y Óscar, Pablo y Carlos en Madrid, tus tíos y tías se acuerdan de tí.
Te queremos y te echamos de menos todos.

 Estoy seguro que tienes muchas preguntas que hacerme. Si te apetece contestaré a cada una de ellas. A tus diez años no necesitas ningún intermediario para hablar con tu papá. 
Y eres bastante mayor para que podamos hablar entre nosotros, podamos reaprender a conocernos. Te dejo todas mis coordenadas:

...

Dirección de correo eléctronico: fred.spie@gmail.com

 Antes de que podamos volver a estar juntos, de nuevo, en los sitios de Valencia o París en los que más no gustaba estar juntos quiero saber más de tí. Mándame fotos tuyas que me permitan ver que haces con los regalos, cúentame como te va el cole, los deportes que practicas, de qué equipo de fútbol te has hecho hincha en Argentina. Cuando estuve en Córdoba pude ver jugar a Belgrano. Son muy buenos y tienen un estilo parecido al del Levante, que también está que se sale. Si me mandas tu dirección de email te mandaré fotos nuestras de cuando íbamos a su campo También canciones o videos para que puedas oír hablar francés de nuevo.

 Espero que los regalos te gusten y espero que nos volvamos a ver muy pronto. 
Te quiero y nos necesitamos,

Papá, Fred,

Valencia, 31 de Diciembre 2012

jueves, 14 de octubre de 2010

Marc, mon fils, ma bataille et plein d'autres choses.

Je ne t'ai plus écris depuis Noël dernier. Mon blog n'est qu'un éxutoire ponctuel. Certains amis, comme Patrick, papa d'une petite Judith depuis quelques mois, Chloé ou Antoine (trois fois papa!) m'ont bien recommandé de continuer, mais te savoir si loin, savoir que tu ne pourrais de toute manière pas me lire pour l'instant a nettement éprouvé mon courage à m'exprimer ici.

Pour m'évader, pour essayer d'atténuer la pesante omiprésence de ton absence prolongée, j'ai puisé en moi ces derniers temps et j'ai redécouvert le goût pour la lecture intensive, dont j'ai été longtemps incapable suite à ton départ brutal. Elle m'accompagne à nouveau, et plus exclusivement celle de journaux ou d'essais. Parfois mécanique devant des romans médiocres que je me force à terminer, parfois empreinte d'une passion envoutante dont découlent des sensations physiques, lorsque les histoires dans lesquelles je me glisse touchent à la densité de la vie humaine et à ses expériences géniales, magiques, pénibles ou douloureuses. Tu dois à moitié l'ignorer, mais on vit un truc profond, pas commun. Une torture pour moi. Il s'agit pour toi aussi, à court ou moyen terme, d'une calamité. J'en ai la certitude, te retrouver durablement éloigné de ton papa, sans qu'aucun de nous deux en ai décidé ainsi, ce n'est pas cool, c'est même dégueulasse. J'en suis persuadé, on est tombé sur un personnage de roman, bien glauque, dont les jolis traits du visage et le sourire enfantin cachent une menteuse pathologique doublée d'une manipulatrice tragiquement égoiste et dénuée de scrupules.

De ce roman encore en cours, malheureusement pas du tout fictif et dont la dernière année demeure très triste, j'adorrai devenir le héros, ton héros de papa qui se bat pour toi, qui se bat pour qu'on se retrouve. Mais comment définir comme une lutte l'amoncellement de documents judiciaires, l'attente des décisions des magistrats puis des résultats des appels de la partie adverse (ta mère se fait systématiquement débouter mais prolonge ainsi la procédure), pendant des mois, les heures passées à rédiger des mails, à téléphoner à des avocats, l'argent employé à payer leurs honoraires (tu diras un jour merci à grand-père...)? C'est délicat mon chéri, mais la voie de la raison, de la conscience, la confiance en la justice de deux démocraties récentes mais avancées comme le sont l'Argentine et l'Espagne m'a commandé d'emprunter le tortueux chemin judiciaire. J'allais quand même pas faire appel au Mossad pour que tu reviennes! C'est vrai, je le reconnais, lors de certaines crises de désespoir j'ai pensé à contacter Nicolas Sarkozy. Tu sais, celui au sujet duquel Michaël demande parfois à Elliot: "Et nous on l'aime bien, Nicolas Sarkozy?" -"Noooooooonnnnnnn", tu l'avais d'abord repris en choeur avec Elliott, l'imitant pendant que vous accentuyiez votre négation d'une drôle de gestuelle. Et puis les quelques fois oú je te l'ai demandé à mon tour, entourés de copains qui me reprochaient amicalement de vouloir te formater politiquement. "Nooooooooooonnnnnn", tu faisais avec une application complice et en souriant. Il y avait une sincérité dans ton expression qui me laissait même penser que cet éminent personnage dont tu avait déjà apperçu l'image ou la photo ne t'inspirais pas vraiment confiance. Je me souviens notamment que Steph Dach' m'avait gentiment réprimandé pour ce questionnement à réponse induite. Tu sais quoi, ce fêtard invetéré va lui aussi être papa! Le ventre de "sa" douce Karen grandit à vue d'oeuil, et il aura sûrement bientôt plus de mal à l'appeler "bébé". Je mets des guillemets à "sa" pour échapper à la connotation de domination, et la notion de féminisme me vient à l'esprit.

Le féminisme, j'y crois. Je me suis souvent déclaré féministe. L' héritage de siècles de réduction du rôle de la femme dans la société, de semi-esclavagisme ou d'oppression met du temps à se résorber. Dans la plupart des cas leur droits civiques datent d'il y a moins d'un siècle. Il y a encore plein d'inégalités à limer. C'est un combat juste. Mais l'évolution du droit dans certains pays ne doit pas dissimuler l'hégémonie maternelle régnant en général dans le droit de la famille et au sujet des enfants mineurs. (Et dans son application, très important l'application...) On serait en droit, pour ce chapitre bien précis, de se réclamer d'un "masculinisme", de l'avénement des revendications des papas du XXI ème siècle dont le rôle est aussi important pour leur progéniture que celui des mamans.

Le féminisme, ta mère s'en réclamait à l'époque. Malgrè cela il y a quelques mois j'ai découvert que sur son profil Facebook elle avait "adhéré" à un groupe qui sous couvert d'humour édictait des normes d'humiliation des mecs ("Código femenino", en espagnol, plus de 80.000 "fans" quand même...) Elle s'en est sagement retiré depuis, je suppose qu'elle a dû penser que ça ferait mauvais genre pour une mère qui a kidnappé son propre fils, l'arrachant à son père. (En matière juridique je ne sais pas mais en sentiments et en vie de merde de papa qui ne voit pas son fils depuis plus d'1 an, c'est un kidnapping!) Humilier les mecs (ça te concerne aussi en tant que "p'tit mec" même si tu ne le comprendras que plus tard) ce n'est pas ça le féminisme, bien heureusement.

Mon désarroi me donne parfois envie de m'adresser à des personnes qualifiées. Malgré mes tentations passagères, Sarkozy ne ferait probablement pas l'affaire. Mais on me dit que le "défenseur du peuple" du Royaume d'Espagne n'accelerrait pas lui non plus nos retrouvailles. Pas plus qu'une quelconque ambassade ou que le tribunal de Strasbourg. Rien ne semble pouvoir abréger la lente progression vers le respect de nos droits. Démarcher la presse? Ben non, on ne va pas faire de notre vie un spectacle, même si notre amour vaut bien celui d'une famille de mineur chilien séparée d'un de ses membres pendant trois mois.

Tu vois, avec les gens qualifiés ça n'a pas toujours l'air d'être ça. Alors je prends des fois des initiatives débiles. J'ai échangé des messages à ton sujet avec le chanteur de "La Habitación Roja", par exemple. C'est pas rien, t'as quand même chanté plein de fois leurs chansons sur mes épaules! Et bien saches quand même que quand tu reviendras on pourra sûrement le rencontrer. Il est papa de petites filles qui restent en Norvège lors de ses interminables tournées, et la distance entre eux lui fait ressentir une frustration provisoire incomparable à celle que je vis, mais bien réelle.

Je ferai tout pour redevenir ton héros du quotidien, celui qui te menace d'une fessée en rigolant alors que tu tardes à te brosser les dents ou à mettre ton pyjama, celui avec qui tu fais tes devoirs, celui avec qui tu vas faire du vélo, celui qui te met sur la voie du respect, de la tolérance et de la camaraderie avec les autres enfants dans les jardins publics. Également celui qui t'apprends à te méfier des cas désépérés de méchanceté ou d'excès de roublardise.

Me rendre en Argentine et y passer presque tout le mois d'Avril n'aura donc pas suffi à ce qu'on ne passe ne serait-ce que quelques heures ensemble. Je ne regrette pas ce voyage. Les exploits de Maradona me rendirent ce pays sympathique dès mon enfance mais sa perception par mon imaginaire s'était considérablement noircie depuis que cette République sudaméricaine s'est convertie en ta terre d'exil involontaire. Les argentins chaleureux, aimables, acceuillants et généreux que j'y ai rencontré y ont rétabli la lumière.

"¡Excelente en geometria!" Les dernières nouvelles de toi, au téléphone, il y quelques jours. Je t'appelle à l'école. Ça évite -entre autres- à ta maman de te dicter tes paroles. T'entendre dire que tu penses tout le temps à moi et que tu veux qu'on se retrouve me fait souvent pleurer quelques heures plus tard mais me donne beaucoup de force. Ton niveau de maniement du français a un peu régressé mais ça reviendra vite, on remarque que ton papa te parle français depuis que tu es bébé.

Noël, puis, ton anniversaire (8 ans), la fête des pères, mon déménagement-qui aurait du être notre déménagement-, l'eté à la plage, à la piscine, al huerto, avec tes cousins, cousines... La rentrée des classes il y a peu... Le temps s'écoule, le temps passe. La présence de ton absence ne s'estompe pas. J'ai découvert l'Argentine mais je n'ai même pas pu t'y voir.

Tu as eu huit ans, donc, le 14 Juillet. L'année dernière, bien que ce soit en semaine, qu'en Espagne ce jour ne soit pas un jour férié, et pour cause, j'avais réussi à m'échapper du travail pour passer l'après-midi avec toi. Je m'en souviens bien, toi aussi sûrement. Je t'avais expliqué que je ne t'avais pas apporté tes cadeaux, mais qu'ils t'attendaient a la maison. "T'as bien fait" tu m'avais dit. Et le week-end suivant tu trouvais, mal emballés mais soigneusement disposés sur ton lit, les quelques jouets et bouquins que je t'avais acheté. Putain on était heureux ensemble quand même! Oui je sais, j'ai dit putain, mais bon, une fois, alors que je te demandais de faire quelquechose, tu m'avais dit "Papa, tu fais siéééé!" ét je ne m'étais même pas fâché...Il faut dire que ton sourire innocent genre "c'est une blague" avait promptement succédé à ton air de provocateur endurci, parvenant à adoucir ton propos.

J'ai à nouveau rangé ta chambre, récemment, dans un nouvel appart ou tu n'es pas encore venu. J'aurai adoré que tu participes au déménagement, qu'on décide ensemble de l'emplacement des meubles, des rares bibelots.

À la fêtes des pères on était pas ensemble non plus, donc. Je n'en ai pas grand chose à faire, moi, de la fête des pères. La fête des pères c'était chaque jour que nous passions ensemble...

Depuis un an je ressens souvent l'envie de hurler. Mais j'y renonce, sachant que cela resterait vain, sans conséquence. Ta mère a voulu t'enlever ton papa, le remplacer, voila tout. Se taper un délire, se tirer en Argentine en méprisant nos liens affectifs puissants, en méprisant la loi. Soustraction internationale de mineur. Ça parait grave quand même. Mais bon sang, même si les quelques décisions judiciaires qui nous concernent vont dans le bon sens, un an a passé!

J'essaie de garder confiance. Il semble que ça durrera plusieurs mois encore. Ta chambre est prête. Il faudra juste qu'on rachète des vêtements, des chaussures...T'as dû pas mal grandir. J'ai un gros pincement au coeur quand je vois des enfants qui ont à peu près ton âge, je me demande s'ils ont 7, 8, 9 ans? Je les aime bien et ils ont l'air de me trouver sympa. Je sens une espèce de fébrilité mais je retiens mes larmes en leur présence.

Je t'aime. T'es mon fils, je suis ton papa. On nous empêche d'être l'un avec l'autre depuis plus d'un an. Mais je me bats. Avec les armes limitées que j'ai tenté de te décrire. Mais je me bats. Je t'aime.

jueves, 24 de diciembre de 2009

Ce soir c'est Noël.


Depuis mon enfance la magie de Noël s'estompait dans mon imaginaire et pendant des années j'ai perçu ces jours de fêtes, de réunions familiales et d'excès, comme une période indifférente sinon désagréable, un truc à subir. Une ode à la surconsommation et souvent à l'hypocrisie.

Mais depuis ta naissance je pouvais contempler dans tes yeux, dans tes réactions, le résultat probant de mes galères pour prendre un bus ou un taxi avec une réplique de moto pour enfants, un nouveau vélo ou des jouets que j'allais pouvoir déposer sous le sapin. J'emballais tout ça dans du papier cadeau avec l'application du papa convaincu qu'il allait te ravir et la gaucherie propre au pote, au fils ou au frère qui ne pratique pas assez cet exercice.

On ne sera pas ensemble cette année. Le père Noël n'éxiste pas (les mamans parfaites non plus). Je me demande aujourd'hui si je n'aurais pas dû procéder comme les parents d'Élliot, qui lui font part ouvertement de la provenance des cadeaux pour ne pas avoir à lui jouer la comédie et la dissimulation.
La machine judiciaire est lente, et elle n'offre que peu de garanties aux papas qui ne disposent pas de la garde de leur enfant. Je ne beneficie en fait que d'un simple "droit de visite", accompagné d'un résidu d'autorité parentale. Mais saches que je n'en démordrai pas, que j'irai là oú il le faudra pour que notre droit à être ensemble soit respecté. Et bien sûr pas uniquement pour partager en ta compagnie des bribes de vacances.
Ta mère t'a donc emmené en Argentine, comme ça, d'un jour à l'autre, il y a déjà trois mois. Une soustraction de mineur dans les règles de l'art; la plupart des membres de sa famille ignoraient tout de votre départ et ta maîtresse était persuadée que vous partiez vivre à Barcelone. C'est elle qui m'a appris, un vendredi de Septembre, que tu n'étais plus inscrit à l'école depuis la veille. Notre rendez-vous pour le week-end s'en trouvait compromis, d'autant plus que l'après-midi même ta daronne m'informait par télégramme que vous vous apprétiez à traverser l'Atlantique. Injoignable depuis plusieurs jours, absente de chez elle, nous ne pourrions donc même pas nous dire au revoir. La joie que nous partagions les vendredis de retrouvailles s'est évanouie, et ma tristesse du dimanche soir s'est prolongée indéfiniment.
J'ai vu des gens qui ne nous ne connaisse qu'à peine pleurer, je n'ai pas été avare en larmes non plus. Celles de Fred, la maman d'Élliott, m'ont particulièrement touché. Les yeux rougis de Monica aussi. Les témoignages indignés et solidaires que je reçois sont nombreux, et ça me conforte vraiment dans l'idée que tu devrais pas te trouver si loin de ton papa.
Nos quelques conversations téléphoniques sont tellement frustrantes -ta partie du dialogue t'étant souvent dictée par ta mère- que notre relation ne consiste plus que dans notre vécu commun. Encore heureux que j'ai retrouvé un numéro de téléphone sur un vieux papier, sinon nous n'aurions probablement toujours pas pu nous parler. J'ai quand même passé un mois sans rien savoir de toi...

Vouloir nous séparer brutalement et durablement est impardonnable. C'est pourtant le malheureux choix qu'a fait ta mère.

viernes, 16 de octubre de 2009

M

JE T'AI APPERÇU DANS LE JOURNAL IL Y A QUELQUES JOURS! INCROYABLE COÏNCIDENCE, DE CELLES QUI PIMENTENT LA VIE (MÊME SI LE PIMENT PIQUE NETTEMENT TROP FORT CETTE FOIS-CI). UNE PHOTO OÙ TU APPARAIS AVEC CLARA, PRISE DANS UN PARC OÙ NOUS ALLIONS SOUVENT. ET, J'AI ENCORE PLUS DE MAL À Y CROIRE, DANS UN ARTICLE SUR UNE AIRE DE JEUX POUR ENFANTS, OÚ LA MAIRIE A RÉCEMMENT REMPLACÉ DU GRAVIER PAR DU SOL EN CAOUTCHOUC MULTICOLORE! JE SUIS PRESQUE SÛR QUE CES CONS LÀ NE SE SONT MÊME PAS FOURNI CHEZ MOI EN MATÉRIEL!
VOIR UNE PHOTO DE TOI EN PARCOURANT CE BON VIEUX JOURNAL CONSERVATEUR QUE LISAIT MON ABUELITO (JE T'EN AI À PEINE PARLÉ DE LUI, J'AI À COEUR DE LE FAIRE) M'A PRODUIT UN EFFET CERTAIN.
MAIS FRANCHEMENT LA VIE SANS TOI, SANS POUVOIR COMPTER LES JOURS QUI NOUS SÉPARENT, C'EST PLUTÔT TRISTOUNE. À LA MAISON, J'AROSE LA PLANTE SANS ENVIE, J'APPERÇOIS TES DESSINS SANS POUVOIR M'Y ATTARDER ET J'OSE À PEINE APPROCHER TA CHAMBRE. DANS LE QUARTIER, JE ME PROMÈNE LES YEUX DANS LE VIDE ET LES BRAS BALLANTS, SANS SAVOIR QUAND TU POURRAS ARPENTER À NOUVEAU AVEC MOI, TON PAPA, LES RUES DU CARMEN. JE PASSE MON TEMPS À RECHERCHER DES INDICES QUI ME CONDUIRAIENT SUR TON CHEMIN OU À ATTENDRE QUE TA MÈRE DAIGNE NOUS RAPPROCHER, NE SERAIT-CE QUE PAR L'INTERMÉDIAIRE DU TÉLÉPHONE.
CETTE NOUVELLE SITUATION, C'EST N'IMPORTE QUOI! JE SAIS QUE TU AIMES BIEN CETTE EXPRESSION :-) JE T'AIME.

viernes, 2 de octubre de 2009

À MARC

JE T'ÉCRIRAI EN MAJUSCULES ET SIMPLEMENT QUELQUES MOTS, JE SAIS QUE LA LECTURE TE COÛTE ENCORE UN PEU.
TU ME REPROCHAIS PARFOIS DE TE DIRE TROP SOUVENT "JE T'AIME", JE T'EXPLIQUAIS QUE C'ÉTAIT POUR COMPENSER LES JOURS QUE NOUS NE PASSIONS PAS ENSEMBLE. J'AI COMME L'IMPRESSION QUE J'AURAI PU TE LE DIRE ENCORE UN PEU PLUS SOUVENT.
ON NE S'EST PAS VU CES DERNIERS WEEK-END ET IL SEMBLE QU'ON NE SE VERRA PAS LES PROCHAINS NON PLUS. TU DOIS L'IMAGINER, JE N'AI RIEN À VOIR LÀ-DEDANS. MAIS NE T'INQUIÈTES PAS, JE T'ATTEND POUR VOIR TOUS LES "C'EST PAS SORCIER" QUE J'AI TÉLÉCHARGÉ, VETUSTA MORLA REPASSERA SÛREMENT DANS LE COIN ET LA "PILOTA VALENCIANA" NE SEMBLE PAS EN PÉRIL D'EXTINCTION. J'AI HÂTE DE REFAIRE DES DEVOIRS AVEC TOI ET DE M'Y PRENDRE ENCORE MIEUX POUR TE FAIRE APPRÉCIER L'ECOLE, TOUT DU MOINS LES CHOSES QU'ON Y APPREND. ÇA FAIT UN MOMENT QU'ON A PAS ÉTÉ AU THÊATRE NON PLUS.
J'ÉSPÈRE QUE TON VÉLO SERA ENCORE À TA TAILLE QUAND ON SE REVERRA. J'ÉSPÈRE QUE TU VAS RAISONNABLEMENT BIEN, QUE TU MANGES SUFFISAMMENT, QUE TU NE M'OUBLIES PAS.JE T'AIME

martes, 20 de enero de 2009

Militar a la izquierda del PSOE


Varios asuntos personales me podrían haber incitado a escribir de nuevo. Mi viaje profesional a Malasia, mi alegría de volver a París con mi precioso hijo o mis buenas resoluciones par el año que acaba de empezar. No sé si volver a mantener este blog formará parte de esas buenas resoluciones de nuevo año.

En Francia, como aquí y en resto del planeta no se habla más que de la crisis. Está en todas las conversaciones, todas las esquinas. Cada vez que oigo mencionar la dichosa palabra afluyen a mi conciencia las razones por las que llevo mucho años siendo militante del PSOE y comulgando con la ideología (no, no es una palabrota...) de los que conforman su ala izquierda. Siendo incapaz de cualquier pretensión literaria en lengua española (en lengua francesa también aunque trate de ocultárselo a mis compatriotas), alinearé algunas de las respuestas que doy a los que me sugieren que no tiene sentido pagar una cuota a un partido político y que me preguntan: ¿ Porque estás afiliado al PSOE?


Porque Aznar malvendió y malgastó el patrimonio de todos.
Porque el mileurismo es una bomba de relojería y la derecha no tiene intención de remediarlo.

Porque constatamos de buena fe que la denominada social-democracia, en sus respectivas etapas pasadas de gobierno, no ha repartido suficientemente el progreso y la riqueza de años de bonanza económica .

Porque la construcción Europea es una gran idea que se enquista, deriva hacia el liberalismo sin frenos, se enquista, ofrece alguna pincelada social, se enquista, deriva hacia el...

Porque creo en una España federal, social y republicana.
Porque sí, España es una democracia joven, pero a menudo no disfruta de una laicidad plena.

Porque pienso que la respuesta a la crisis pasa por instaurar nuevas practicas en la finanza y no soló por inyectar dinero en los bancos hasta que vuelvan a ejercer de funambulistas en una economía de Casino.

Porque pienso que nunca la Sanidad o la Educación deberían de ser regidos por conceptos mercantilistas.
Porque creo en un estado que no únicamente regula, sino organiza los intercambios de bienes, servicios y productos, en favor del interés general.

Porque estoy encantado de que Zapatero mantenga el gasto social en época de crisis, pero sabemos que el poder adquisitivo de las clases mas desfavorecidas ha disminuido de manera flagrante estos últimos años, y eso a pesar de reformas sociales vitales para nuestro país,

Porque las ideas de izquierda son menos simplistas que los esloganes liberales, y no son como la mano invisible, necesitan ser explicadas y debatidas.

Porque ya esta bien de Francisco Camps, y de sus secuaces, amigos del despilfarro, del valencianismo de opereta y de la ostentación.

Porque las democracias no han inventado nada mejor que los partidos políticos para regir los destinos de las naciones. Y porque el PSOE es el que ostenta el poder con mayor dignidad en España, hagamos que gire definitivamente hacía la izquierda.

Son unos principios muy básicos pero a mi entender forman parte de lo que deberían de llevar a más gente a militar en los partidos políticos de izquierdas, en especial en el del que formo parte.

lunes, 28 de abril de 2008

Ma crinière et le doigt sur la plaie


Un être qui m'est exceptionnellement cher m'a incité, sous forme de défi, et par sms, à reprendre l'écriture de ce blog. Non pas que la maintenance de cet espace virtuel me coûte, mais les nombreuses heures passées au travail me lessivent le plus souvent, et je me dirige donc habituellement vers des loisirs moins contraignants.
Comme certains de mes proches le savent, je suis atteint d'un symptôme que j'espérais passager mais qui s'avère, au fil des mois, plutôt persistant. L'allopathie partielle, due au stress, ou pelade. Bien sûr, ce n'est pas la fin du monde. On apprend à se caresser la partie dégarnie du crâne, alors qu'on caresse surtout l'espoir que les molles racines effleurées redeviendront de vigoureux cheveux. Et puis on devine certains regards surpris ou attirés par cette "anomalie" de la chevelure.
Je m'y suis accommodé, même si, ne ressentant pas d'attraction particulière pour le rasage ou la tonsure les heures que j'y consacre afin d'apparaître sous mon meilleur jour me semblent perdues. De temps à autre des images ou des lectures de pubs pour produits capillaires miraculeux viennent à me rappeler à mon sort.
Il y a quelques jours, j' entrepris la lecture d'une publication pour enfants à mon jeune fils et à un de ses amis, et après leur avoir conté les dernières aventures de la famille Choupignon, je découvre, en même temps que je récite, un article intitulé "Comment poussent les cheveux?". Obsession paranoïaque? Trop tard; me voila égrenant à voix haute des vérités telle que "Les cheveux poussent très lentement, mais ils poussent quand même de 1cm|-----| par mois!", des sentences telles que: "Les cheveux naissent , ils poussent...et puis ils tombent. Et d'autres se mettent à pousser!" Oui, mais les miens alors? me surpris-je à penser. Sur trois pages de ce magazine enfantin se dessinait l'idéal de la crinière. Pas de calvitie, pas de pelade, pas de scalp post-chimio. Pas de perruque. La vérité sympa, la vérité pour les enfants de 3-7 ans.
Je n'ai
plus, depuis, parcouru cette revue, de peur qu'elle ne me rappelle mon apparence disgracieuse. Mais cette vérité sympa est séduisante et je continuerai à m'adresser amicalement à mes cheveux, leur demandant de reprendre du nerf.
J'utilise ici mon blog pour ce petit exorcisme qui, je l'espère, sera d'une certaine efficacité.